Dossier Digital Reverse Mentoring : Partie 2 : Comment mettre en place un programme de Digital Reverse Mentoring (DRM)
Équipe Unatti 18 janvier 2017
Dossier Digital Reverse Mentoring : Partie 2 : Comment mettre en place un programme de Digital Reverse Mentoring (DRM)

Dans la continuité de notre dossier sur le digital reverse mentoring (Partie 1: Dossier Digital Reverse Mentoring : Le DRM - Une pratique exponentielle), nous nous intéressons dans cette deuxième partie à la mise en place d'un programme de Digital Reverse Mentoring. Nous allons aborder 3 grands axes qui permettent de l'optimiser. 


1. Cibler la population de collaborateurs et définir rigoureusement les thèmes de discussion 


Avant de songer au type de mentoring (classique, pair à pair, digital reverse etc...) que l'on souhaite pratiquer il est primordial de déterminer la population cible des collaborateurs à faire monter en compétences. Puis, de définir les thèmes de partage et de développement des participants. 

Plusieurs options sont possibles : prendre un échantillon de collaborateurs, faire un sondage sous forme de questionnaire rapide (2 à 3 questions maximum) pour qualifier les besoins en formation. Ces informations sont peut être déjà disponibles suite aux entretiens professionnels ou aux évaluations de fin d'année. De ces informations peuvent ressortir les axes de progression pour les objectifs du programme de mentoring.

Pour les programmes de DRM, le questionnaire peut s'orienter directement sur les besoins digitaux des collaborateurs (se sentent-ils à l'aise avec les réseaux sociaux ? Les outils collaboratifs ? Ont-ils connaissance des nouveaux business models ? etc ...).

En guise d'exemple chez ENGIE, le premier programme de mentoring a vu le jour après une enquête de satisfaction menée auprès de 30 000 managers. Cette enquête a permis de déterminer les pratiques pour développer les managers. Le mentoring a été choisi au même titre que la formation professionnelle. 


2. Sélectionner les participants au programme de digital reverse mentoring 


Dans un second temps, il faut motiver les mentors et les mentorés qui souhaitent participer activement au programme de digital reverse mentoring. Il est important qu'ils expriment leur motivation à participer au programme. Il est également crucial de déterminer leur légitimité à être un bon mentor ou un bon mentoré. 

Pour le mentor, il  est important de reconnaître son expertise dans les domaines digitaux pour asseoir sa crédibilité. Les critères peuvent se baser sur des réponses à des cas pratiques (pour qualifier leurs connaissances et leurs compétences techniques), l'aisance pédagogique, puis de valider leur capacité interpersonnelles pour échanger avec des dirigeants ou managers seniors. Ce qui ferait d'eux un bon mentor. L'idéal est d'inclure un référentiel de compétences comportementales dans les évaluations annuelles. C'est ainsi que des compétences comme les capacités interpersonnelles sont validées. Enfin, il est recommandé de préparer les mentors, en leur donnant des objectifs et des mises en situation pour cet accompagnement. La formation est donc une étape essentielle pour le bon fonctionnement du programme. 

Pour les mentorés, il est essentiel de déterminer les thèmes qu'ils souhaitent développer en fonction des résultats de l'enquête menée en interne. C'est également une étape d'expression de leur motivation. 

Ce processus par étape permet de créer un lien de confiance au sein du binôme dès le début de la relation de mentoring. Ces éléments constituent pour chacun des bases solides dès la première prise de contact. 


Comment renforcer le lien de confiance du binôme


Il s'agit avant tout de permettre au binôme de se choisir via l'algorithme de matching que propose Unatti. Les participants gèrent leur relation de mentoring en toute autonomie. Ils échangent librement leur point de vue grâce à des points à date réguliers à chaque nouvelle session. La plateforme peut leur être utile afin de conserver un suivi de leur relation.

La formation permet au binôme de se préparer en amont de la première prise de contact. Les sujets et les thèmes de discussion définis et sélectionnés en amont sur la plateforme servent de base pour la première prise de contact. 

La clôture du mentoring donne l'opportunité aux participants de s'auto-évaluer sur l'acquisition des compétences.


3. Créer un environnement intergénérationnel 


Pour les mentors dans  le cadre d'un digital reverse mentoring, être au contact de managers seniors et de dirigeants permet de développer des compétences interpersonnelles puissantes ; d'élargir des champs professionnels et de créer un réseau qualitatif.

Pour les mentorés, cela permet d'être au contact de jeunes générations : interagir dans un cadre plus large  que le seul cadre professionnel. Ils apportent ainsi leur soutien aux plus jeunes collaborateurs. 

Pour les deux, l'apport de connaissances est diversifié. L'échange est réciproque et offre au binôme la possibilité de se développer mutuellement. Mentors comme mentorés se créent un réseau interne à tous les échelons de la pyramide.  


Les bénéfices du  digital reverse mentoring


Le digital reverse mentoring a de nombreux avantages :

  • Développer des communautés collaboratives et implémenter la polyvalence et la performance des collaborateurs
  • Fidéliser les mentors 
  • Développer les compétences
  • Faciliter la compréhension intergénérationnelle 
  • Amèner à de nouvelles idées de transformation digitale dans l'entreprise


Pour illustrer le succès des programmes de Digital Reverse Mentoring, le témoignage de Christophe Solier, Digital Academy Manager - DSI chez GRTgaz :

"Ce dispositif de mentoring inversé a pour objectif premier d'accélérer la transformation digitale de GRTgaz, mais il a aussi le mérite de nouer un nouveau type de lien entre générations et directions, « mentor junior » et « mentoré senior » pouvant partager leurs visions de l'entreprise. « La démarche est entièrement basée sur le volontariat, tant côté mentors que côté mentorés, et les binômes ont été constitués grâce à la plateforme Unatti en fonction des compétences proposées et attendues. Nous avons commencé cette première vague avec une trentaine de binômes, en proposant le programme aux membres des CODIR. Les prochaines vagues permettront de démultiplier pour toucher les autres lignes managériales."


L’Equipe Unatti


Retrouvez les autres parties de notre dossier Digital Reverse Mentoring :

Partie 1 - Dossier Digital Reverse Mentoring : Le DRM : une pratique exponentielle: https://goo.gl/fdxXLI


Article inspiré de :

Sandy Lawrence, Reverse Mentoring : Comment ca marche http://www.journaldunet.com/management/expert/64577/reverse-mentoring---comment-le-mettre-en-place.shtml

Ressources Humaines par Sia Partners, Le Reverse Mentoring : privilégier la compétence à l’expérience https://goo.gl/4kNVHu

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