L’humilité, indispensable au leadership d’aujourd’hui
Équipe Unatti 16 octobre 2015
L’humilité, indispensable au leadership d’aujourd’hui

                                                                                                                                                                                                                Leadership mentoring


Interview McKinsey du CEO de GE sur les évolutions d’un géant industriel, par Rik Kirkland 


Cette interview de Jeffrey Immelt, CEO de General Electric, réalisée par le cabinet McKinsey&Company porte sur les évolutions d’un groupe industriel qu’il estime nécessaires, eut égard aux nombreuses mutations de la société actuelle en particulier liées à la mondialisation et aux nouvelles technologies. Mais il évoque également et c’est ce qui nous intéresse tout spécialement les évolutions inévitables du leadership qui découlent de ces changements industriels et sociétaux. Il mentionne tout d’abord le processus de changement, qui s’accompagne selon lui d’apprentissage permanent afin de permettre à une entreprise d’évoluer. D’après Jeff Immelt le CEO d’une entreprise telle que GE se doit d’être tout entier dédié au changement, c’est non seulement essentiel concernant le futur de l’entreprise mais également concernant son présent, cet aspect est devenu inhérent à la fonction de dirigeant. Ce qui est particulièrement intéressant ici est la valeur mise à l’honneur par Jeffrey Immelt : l’humilité.


En effet, selon Jeffrey Immelt le corollaire d’un poste stratégique est l’humilité avec laquelle un individu se doit de l’aborder. Ainsi en étant plus humble on « évalue mieux les risques, on apprend mieux et on se questionne mieux ». Ces caractéristiques passent par la capacité à savoir se remettre en question et trouver le juste milieu entre action et réflexion. Il analyse l’évolution de la société comme une perte de contrôle progressive des différents éléments qui la composent c’est pourquoi il fait de la résilience une qualité indispensable aux leaders contemporains. Nous ne sommes plus dans une société du contrôle mais une société qui récompense le management du risque et ce qu’elle implique, c'est-à-dire calculer le différentiel entre les risques liés à une action et la valeur ajoutée de cette action qu’il appelle « récompense ». Ce changement de paradigme est fondamental, c’est pourquoi les comportements attendus des dirigeants doivent être différents.


Le point de vue d'Unatti : La société évolue et les éléments qui la composent également, au premier rang desquels on trouve évidemment les individus et les entreprises qui les emploient. La réactivité, la capacité à se remettre en question, à être dans le perpétuel apprentissage en toute humilité, voilà selon nous quelques aspects qui participent de la définition du mentoring. Ainsi être mentor c’est se positionner dans l’apprentissage, la transmission, la prise de risque du don de son temps… Cela a pour énorme avantage de faire de soi un meilleur leader, plus en prise avec les réalités de l’entreprise d’aujourd’hui. En guise de conclusion, il semble donc que GE soit décidément toujours à la pointe des innovations du management, car il est impossible de ne pas mentionner Jack Welsh (ancien CEO de GE) qui avait mis en place pour la première fois le reverse mentoring du TOPEX de son entreprise et l’avait ensuite généralisé à tous les seniors. Le mentoring et l’humilité sont-ils les clés de la réussite de l’entreprise du XXI° siècle ?


Elsa Levy Cado


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