La stratégie perdante des hauts potentiels dans les entreprises
Équipe Unatti 3 avril 2015
La stratégie perdante des hauts potentiels dans les entreprises


La gestion des talents des entreprises françaises En mars 2015 L’ANDRH, Féfaur et Cornerstone OnDemand ont publié pour la deuxième année consécutive une étude conjointe sur la gestion des talents dans les entreprises françaises. Ce que l’on en retient : La France, et les entreprises françaises n’arrivent pas à sortir du prisme ô combien réducteur de l’élitisme. En effet l’étude démontre que malgré la reconnaissance par les entreprises de l’importance de la gestion des talents comme facteur déterminant de la performance (71% contre 63% en 2013), elle reste néanmoins réservée à une frange minime des salariés, identifiés comme hauts voire très hauts potentiels. Interrogés, les RH font part d’un manque de moyens financiers et humains expliquant cette extrême sélectivité de la gestion des talents. Les chiffres clefs :

  • La gestion des talents est une réalité dans 60% des entreprises françaises
  • 53,8% des entreprises ne considèrent la gestion des talents que pour les « hauts potentiels »
  • 41% des entreprises déclarent que les politiques Ressources Humaines de gestion des talents sont freinées par des problèmes budgétaires
  • 45,5% des DRH consacrent moins de 10% de leur temps à la gestion des talents.
  • 18% des Directeurs Généraux consacrent quant à eux quelques heures par an à la gestion des talents de leur entreprise
  • 51% des entreprises n’ont pas de budget d’identification des talents
  • 68,9% des répondants considèrent que le premier levier d’identification des talents est la capacité à exercer de plus hautes responsabilités, voire d’occuper des postes de direction, qui devance la volonté à évoluer (64,4%) et l’engagement des collaborateurs (61,6%)
Notre avis : On ne peut cependant s’empêcher de s’interroger sur les racines potentiellement plus profondes d’une telle gestion des ressources humaines. Car en comparant la réalité des pratiques à la sémantique utilisée, il apparait clairement que ne sont considérés comme « talents » que ceux dont le profil sort de la nasse, contrairement aux pratiques anglo-saxonnes où le terme de « talents » (oui oui exactement le même) s’applique quant à lui à tous les salariés. La ressource humaine est alors intrinsèquement un talent potentiel dans l’état d’esprit d’outre-Atlantique tandis qu’en France on ne considère que les hauts potentiels… KPMG indique en 2014 que la guerre pour les talents et la stratégie du tout pour les hauts potentiels ne fonctionne pas. Notre conviction comme la leur, est que l’approche du « talent potentiel » et de la montée en compétences de «toute l’équipe entreprise» et non de quelques individus starisés, sera gagnante pour les entreprises dans un monde où les entreprises sont globalisées.

Pour télécharger l’étude complète ANDRH Cornerstone OnDemand  : http://www.andrh.fr/l-actualite/liste-des-actualites/gestion-des-talents-les-entreprises-francaises-restent-elitistes-!-2eme-edition-de-l-enquete-andrh-fefaur-cornerstone https://www.kpmg.com/Global/en/IssuesAndInsights/ArticlesPublications/war-for-talent/Documents/war-for-talent.pdf


Elsa Levy Cado


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